Enregistrer les règlements et encaissements

Une facture comptabilisée crée généralement une dette envers un fournisseur ou une créance sur un client. Mais cette facture ne disparaît pas lorsque l’argent est effectivement payé ou reçu : le règlement constitue une nouvelle opération comptable. Dans un logiciel de comptabilité, il faut donc savoir enregistrer les décaissements, les encaissements, les règlements partiels, les paiements regroupant plusieurs factures et les éventuels écarts, puis contrôler ce qui reste réellement dû. Ce cours vous apprend à suivre tout le cycle : facture → règlement → solde du tiers → contrôle.

À la fin de ce cours, vous saurez :
  • distinguer facture, règlement et encaissement ;
  • comprendre le rôle des comptes 401, 411, 512 et 53 ;
  • enregistrer le règlement d’un fournisseur ;
  • enregistrer l’encaissement d’un client ;
  • comprendre le sens débit/crédit des écritures de règlement ;
  • identifier le journal approprié ;
  • enregistrer un règlement total ou partiel ;
  • traiter un paiement regroupant plusieurs factures ;
  • comprendre les acomptes et avances ;
  • distinguer un règlement d’une nouvelle charge ou d’un nouveau produit ;
  • comprendre le rôle de l’échéance et du solde du tiers ;
  • rapprocher logiquement facture et règlement ;
  • repérer les écarts et règlements non identifiés ;
  • contrôler les écritures importées depuis la banque ;
  • éviter les principales erreurs de saisie.

1. Une facture et son règlement sont deux opérations différentes

C’est le principe fondamental de ce cours.

Achat à crédit

L’entreprise reçoit une facture fournisseur : 1 200 € TTC.

Elle la comptabilise le 5 octobre.

Elle la paie le 30 octobre.

Deux événements ont eu lieu :

5 octobre : l’entreprise constate l’achat et sa dette envers le fournisseur.

30 octobre : l’entreprise paie cette dette.

Facture ≠ règlement.

La facture crée la dette ou la créance. Le règlement la réduit ou la solde.

2. Reprenons une facture fournisseur

Supposons une facture de fournitures :

Montant HT : 1 000 €

TVA déductible : 200 €

TTC : 1 200 €

Lors de la comptabilisation de la facture :

Compte Débit Crédit
Compte de charge 1 000 € —
44566 — TVA déductible 200 € —
401 — Fournisseur — 1 200 €

Le compte fournisseur présente donc une dette de 1 200 €.

3. Que se passe-t-il lorsque l’entreprise paie ?

Supposons que l’entreprise règle les 1 200 € par virement bancaire.

Le paiement :

  • réduit la banque ;
  • supprime la dette envers le fournisseur.

L’écriture devient :

Compte Débit Crédit
401 — Fournisseur 1 200 € —
512 — Banque — 1 200 €

4. Pourquoi le compte 401 est-il débité ?

Lors de la facture, la dette avait été inscrite au crédit du compte fournisseur.

Pour diminuer cette dette, on effectue le mouvement inverse :

Facture : 401 crédité de 1 200 €

↓

Règlement : 401 débité de 1 200 €

↓

Solde lié à cette facture : 0 €

Le règlement ne crée pas une nouvelle charge. Il éteint une dette déjà comptabilisée.

5. Pourquoi le compte 512 est-il crédité ?

Le compte 512 représente les avoirs détenus en banque.

Lorsque l’entreprise paie 1 200 € :

son avoir bancaire diminue.

Le compte 512 est donc crédité dans cette écriture.

6. Maintenant côté client

Supposons une facture client :

Vente HT : 2 000 €

TVA : 400 €

TTC : 2 400 €

Lors de la facturation :

Compte Débit Crédit
411 — Client 2 400 € —
Compte de vente — 2 000 €
TVA collectée — 400 €

L’entreprise possède alors une créance de 2 400 € sur le client.

7. Le client paie 2 400 € par virement

L’argent arrive sur le compte bancaire.

Simultanément, la créance client disparaît.

Compte Débit Crédit
512 — Banque 2 400 € —
411 — Client — 2 400 €

8. Pourquoi le 512 est-il cette fois débité ?

L’argent entre sur le compte bancaire.

L’avoir bancaire de l’entreprise augmente.

Le compte 512 est donc débité.

Paiement fournisseur

L’argent sort.

512 au crédit

Encaissement client

L’argent entre.

512 au débit

9. La logique à mémoriser

Opération Débit Crédit
Paiement fournisseur 401 Fournisseur 512 Banque
Encaissement client 512 Banque 411 Client

10. Quel journal utiliser ?

Lorsqu’un règlement passe par la banque, l’écriture est généralement enregistrée dans le journal de banque correspondant.

Journal : BQ — Banque

Une entreprise possédant plusieurs comptes bancaires peut utiliser plusieurs journaux :

  • BQ1 — Banque principale ;
  • BQ2 — Deuxième banque ;
  • PAY — Compte de paiement ;
  • autres codes selon l’organisation retenue.
Le code du journal n’est pas universel.

Il dépend du paramétrage du dossier comptable.

11. Et pour un paiement en espèces ?

Les mouvements d’espèces sont enregistrés dans un journal de caisse lorsque l’entreprise en utilise un.

Le compte de référence est généralement :

53 — Caisse

Compte utilisé pour suivre les espèces détenues par l’entreprise.

Lors d’un encaissement en espèces :

53 Caisse au débit

411 Client au crédit

dans le cas courant d’un règlement d’une créance client déjà comptabilisée.

12. Les informations nécessaires à la saisie

Un règlement bancaire nécessite généralement plusieurs informations.

  • date du mouvement ;
  • journal ;
  • montant ;
  • sens du mouvement ;
  • client ou fournisseur concerné ;
  • référence du paiement ;
  • libellé ;
  • facture ou factures concernées lorsque l’information est disponible ;
  • mode de règlement ;
  • pièce ou relevé permettant de justifier le mouvement.

13. La référence du règlement

Une bonne référence facilite les recherches ultérieures.

VIR NOVA FV-184

ou une référence bancaire permettant d’identifier précisément le mouvement.

Elle peut aider à retrouver :

  • le client ou le fournisseur ;
  • la facture ;
  • le virement ;
  • la date ;
  • la pièce bancaire correspondante.

14. Le règlement total

Le cas le plus simple est celui où le montant payé correspond exactement au montant restant dû.

Facture fournisseur : 1 200 €

Règlement : 1 200 €

Reste dû :

1 200 − 1 200 = 0 €

La dette est intégralement réglée.

15. Le règlement partiel d’un fournisseur

Une facture peut être payée en plusieurs fois.

Facture fournisseur : 3 000 €

Premier paiement : 1 000 €

L’écriture du premier paiement est :

Compte Débit Crédit
401 — Fournisseur 1 000 € —
512 — Banque — 1 000 €

Reste à payer :

3 000 − 1 000 = 2 000 €.

Un règlement partiel réduit la dette. Il ne la solde pas.

16. L’encaissement partiel d’un client

Facture client : 4 800 €

Encaissement : 2 000 €

L’écriture est :

Compte Débit Crédit
512 — Banque 2 000 € —
411 — Client — 2 000 €

Reste dû :

4 800 − 2 000 = 2 800 €.

17. Plusieurs règlements peuvent solder une seule facture

Facture : 4 800 €

1er règlement : 2 000 €

2e règlement : 1 500 €

3e règlement : 1 300 €

Total encaissé :

2 000 + 1 500 + 1 300 = 4 800 €.

La créance est finalement soldée.

18. Un règlement peut couvrir plusieurs factures

Le cas inverse est également fréquent.

Un client possède trois factures :

Facture A : 500 €

Facture B : 800 €

Facture C : 700 €

Il effectue un seul virement : 2 000 €.

Le mouvement bancaire est unique.

Mais il règle trois factures.

Une écriture bancaire et une facture ne sont donc pas toujours dans une relation « un pour un ».

19. Pourquoi cette situation est importante dans le logiciel

Le logiciel doit permettre de comprendre comment le règlement de 2 000 € se répartit.

500 € → facture A

800 € → facture B

700 € → facture C

Le total affecté doit être :

500 + 800 + 700 = 2 000 €.

20. Un fournisseur peut également recevoir un règlement groupé

Facture fournisseur 1 : 1 200 €

Facture fournisseur 2 : 800 €

Virement effectué : 2 000 €

L’écriture bancaire peut être :

401 Fournisseur : 2 000 € au débit

512 Banque : 2 000 € au crédit

Il faut ensuite pouvoir expliquer quelles factures sont couvertes par ce règlement.

21. Le rapprochement logique entre facture et règlement

Lorsqu’un règlement est saisi, l’utilisateur doit rechercher la ou les factures correspondantes.

Facture

↓

création d’une dette ou d’une créance

↓

Règlement

↓

réduction de cette dette ou créance

Le logiciel peut ensuite utiliser des fonctions de rapprochement et de lettrage.

L’objectif n’est pas seulement de saisir un mouvement bancaire : il faut savoir quelle dette ou quelle créance il vient régler.

22. Le lettrage : comprendre le principe

Sans entrer encore dans toutes les fonctions de lettrage, il faut comprendre son objectif.

Lettrage

Opération consistant à rapprocher, dans un compte de tiers, les écritures qui se compensent, par exemple une facture et son règlement.

Facture client : + 1 200 €

Règlement : − 1 200 €

Solde : 0 €

23. Pourquoi ne pas se contenter du solde global du client ?

Supposons qu’un client présente :

Facture A : 1 000 €

Facture B : 2 000 €

Règlement : 1 000 €

Solde global :

1 000 + 2 000 − 1 000 = 2 000 €.

Mais il faut également savoir que :

  • la facture A est réglée ;
  • la facture B reste due.

Le solde indique combien reste dû. Le rapprochement indique pourquoi.

24. Que faire lorsqu’on ne sait pas quelle facture est réglée ?

Un mouvement bancaire peut arriver avec un libellé peu clair.

Crédit bancaire : 1 200 €

Libellé : VIREMENT DUPONT

Le client possède plusieurs factures.

Il ne faut pas attribuer le règlement au hasard.

Il faut rechercher :

  • la référence du virement ;
  • le montant ;
  • la date ;
  • les factures ouvertes ;
  • un éventuel avis de paiement ;
  • les informations disponibles dans le dossier client.

25. Un mouvement non identifié doit rester identifiable comme tel

Si l’information disponible ne permet pas d’affecter correctement le mouvement, il faut suivre la procédure prévue par l’entreprise.

Il vaut mieux signaler une affectation qui reste à déterminer que rattacher volontairement un règlement à la mauvaise facture ou au mauvais tiers.

26. Les avances et acomptes

Un paiement peut intervenir avant la facturation définitive.

Acompte

Somme versée ou reçue avant le règlement définitif d’une opération, selon les conditions convenues.

Dans cette situation, il ne faut pas faire comme si une facture définitive déjà comptabilisée était simplement réglée.

Les avances et acomptes font l’objet d’un suivi comptable spécifique.

27. Acompte versé à un fournisseur

Lorsque l’entreprise verse une somme à un fournisseur avant le règlement définitif, elle peut utiliser un compte d’avances et acomptes sur commandes.

La logique n’est donc pas :

« Je paie → je crée immédiatement une charge. »

Il faut identifier la nature réelle du paiement.

28. Acompte reçu d’un client

De la même manière, un acompte reçu d’un client ne constitue pas automatiquement le règlement d’une facture définitive déjà présente dans le compte 411.

Il doit être traité selon la situation comptable et fiscale applicable.

Les acomptes peuvent également avoir des conséquences en matière de TVA. Le traitement doit donc respecter la nature de l’opération et les règles applicables.

29. Le règlement peut être importé automatiquement depuis la banque

De nombreux logiciels récupèrent les mouvements bancaires par import de relevé ou synchronisation bancaire.

Banque

↓

Import ou synchronisation

↓

Mouvement bancaire

↓

Proposition d’affectation

↓

Contrôle utilisateur

↓

Validation

30. Exemple d’affectation automatique

Mouvement : + 2 400 €

Libellé bancaire : VIR NOVA SARL FV184

Le logiciel peut proposer :

  • client Nova SARL ;
  • facture FV-184 ;
  • montant 2 400 € ;
  • compte 411 correspondant.

Si les informations correspondent, la proposition peut être validée.

31. Mais une proposition automatique peut être fausse

Deux clients :

Nova SARL

Nova Services

Le libellé bancaire indique seulement : VIR NOVA.

Le logiciel choisit Nova SARL.

Mais le paiement provient de Nova Services.

Une proposition automatique est une hypothèse à contrôler, pas une preuve.

32. Contrôler un règlement fournisseur

Avant validation, il faut notamment vérifier :

  • le fournisseur ;
  • le montant payé ;
  • la date ;
  • le compte bancaire ;
  • la référence ;
  • les factures concernées ;
  • le montant restant dû après paiement ;
  • l’absence de double comptabilisation du règlement.

33. Contrôler un encaissement client

  • identifier le client réel ;
  • vérifier le montant reçu ;
  • contrôler la date bancaire ;
  • identifier la ou les factures concernées ;
  • vérifier le compte bancaire ;
  • contrôler le solde restant dû ;
  • éviter de comptabiliser une nouvelle vente ;
  • vérifier le traitement fiscal lorsqu’il dépend de l’encaissement.

34. Pourquoi le dernier point est important pour certaines prestations

Comme vu au cours précédent, pour certaines prestations de services, l’encaissement peut jouer un rôle dans l’exigibilité de la TVA.

Le logiciel peut donc devoir utiliser le règlement pour mettre à jour le suivi de la TVA correspondante.

Un encaissement peut avoir une conséquence comptable et, selon la situation, une conséquence fiscale.

35. Attention au montant net reçu

Le montant crédité par la banque peut parfois différer du montant brut attendu.

Créance client : 1 000 €

Montant apparaissant en banque : 990 €

Il ne faut pas automatiquement conclure que le client doit encore 10 €.

Il faut comprendre l’origine de l’écart.

Il peut notamment s’agir, selon la situation, de frais, d’une retenue, d’une erreur, d’un paiement incomplet ou d’un autre mécanisme.

36. Ne jamais masquer un écart

Un écart doit être expliqué avant d’être affecté à un compte.

Il ne faut pas utiliser un compte quelconque uniquement pour faire disparaître une différence.

37. Les frais bancaires ne sont pas un règlement client

Encaissement brut lié à une opération : 1 000 €

Frais prélevés par un intermédiaire : 10 €

Net bancaire : 990 €

Selon la situation et les justificatifs, le traitement peut nécessiter de distinguer :

  • le règlement de la créance ;
  • les frais supportés ;
  • le montant réellement reçu en banque.

Une différence bancaire ne doit pas modifier artificiellement le montant de la facture d’origine.

38. Les modes de règlement

Le logiciel peut permettre de préciser le mode utilisé.

  • virement ;
  • prélèvement ;
  • carte bancaire ;
  • chèque ;
  • espèces ;
  • autres moyens de paiement autorisés.

Le mode de règlement peut influencer :

  • le journal utilisé ;
  • le compte de trésorerie ;
  • les délais d’encaissement ;
  • les contrôles à effectuer ;
  • le rapprochement bancaire.

39. Date de facture, échéance et date de règlement

Facture : 5 octobre

Échéance : 4 novembre

Règlement : 2 novembre

Ces trois dates ont des rôles différents.

Date de facture : date liée à l’opération facturée.

Échéance : date prévue pour le paiement.

Date de règlement : date du mouvement de paiement ou d’encaissement selon les éléments comptables et bancaires disponibles.

40. Un règlement après l’échéance

Échéance : 10 octobre

Paiement : 25 octobre

La facture a été réglée, mais avec retard.

Le logiciel peut permettre de repérer :

  • les retards ;
  • la durée du retard ;
  • les factures à relancer ;
  • les comportements de paiement des clients.

41. Un règlement avant l’échéance

Échéance : 30 novembre

Paiement : 15 novembre

La facture est réglée avant la date prévue.

Elle ne doit donc plus apparaître comme restant à encaisser simplement parce que son échéance n’est pas encore arrivée.

42. Contrôler le solde du tiers

Après un règlement, il faut vérifier le résultat obtenu.

Facture : 3 600 €

Règlement : 3 600 €

Solde attendu : 0 €

Si le logiciel affiche encore :

3 600 € à régler,

il faut rechercher la cause.

43. Pourquoi une facture peut rester ouverte après paiement ?

Plusieurs raisons sont possibles :

  • règlement affecté au mauvais client ;
  • règlement affecté au mauvais fournisseur ;
  • mauvais montant ;
  • paiement enregistré dans un compte d’attente ;
  • facture et règlement non rapprochés ;
  • doublon de facture ;
  • règlement partiel ;
  • erreur de saisie.

44. Cas d’erreur : recréer la charge lors du paiement

Facture fournisseur déjà comptabilisée : 1 200 €.

Lors du paiement, l’utilisateur débite à nouveau le compte de charge.

La charge est alors comptabilisée une seconde fois.

Lors du règlement d’une facture déjà enregistrée, on solde la dette fournisseur. On ne recrée pas l’achat.

45. Cas d’erreur : recréer le produit lors de l’encaissement

Même erreur côté client.

Facture déjà comptabilisée : 2 400 €.

Lors du virement, l’utilisateur crédite à nouveau le compte de ventes.

Le chiffre d’affaires est alors comptabilisé deux fois.

L’encaissement d’une créance déjà comptabilisée crédite normalement le compte client, pas une seconde fois le compte de produit.

46. Cas d’erreur : mauvais tiers

Virement reçu : 1 500 €.

Il provient du client Alpha.

L’utilisateur l’affecte au client Beta.

Le compte bancaire est correct.

L’écriture est équilibrée.

Mais :

  • Alpha semble toujours devoir 1 500 € ;
  • Beta peut présenter un crédit injustifié.

Écriture équilibrée ne signifie toujours pas écriture correcte.

47. Cas d’erreur : saisir deux fois le même mouvement bancaire

Cela peut arriver lors d’un import automatique suivi d’une saisie manuelle.

Virement client : 2 000 €

1re écriture : import bancaire.

2e écriture : saisie manuelle.

La banque et le compte client sont alors mouvementés deux fois.

48. Cas professionnel complet : règlement fournisseur

Facture OfficePro

Facture : OP-7825

Montant : 840 €

Échéance : 14 novembre 2026

Virement effectué : 12 novembre 2026

Étape 1 — Identifier le mouvement

Il s’agit d’une sortie bancaire de 840 €.

Étape 2 — Identifier le fournisseur

OfficePro.

Étape 3 — Retrouver la facture

OP-7825 : 840 € restant dus.

Étape 4 — Saisir le règlement

Compte Débit Crédit
401 — OfficePro 840 € —
512 — Banque — 840 €

Étape 5 — Contrôler

Dette avant paiement : 840 €.

Paiement : 840 €.

Reste dû : 0 €.

49. Cas professionnel complet : encaissement client

Client Orion

Facture : FV-2026-245

Montant : 3 600 €

Virement reçu : 3 600 €

Étape 1 — Identifier le mouvement

Entrée bancaire : 3 600 €.

Étape 2 — Identifier le client

Orion.

Étape 3 — Retrouver la facture

FV-2026-245 : 3 600 € restant dus.

Étape 4 — Saisir

Compte Débit Crédit
512 — Banque 3 600 € —
411 — Orion — 3 600 €

Étape 5 — Contrôler

Créance avant encaissement : 3 600 €.

Encaissement : 3 600 €.

Reste dû : 0 €.

50. La méthode professionnelle

  1. Identifier le mouvement financier.
  2. Déterminer s’il s’agit d’une entrée ou d’une sortie.
  3. Identifier le client ou le fournisseur concerné.
  4. Rechercher la ou les factures correspondantes.
  5. Vérifier le montant réellement dû.
  6. Choisir le journal approprié.
  7. Contrôler le compte de trésorerie.
  8. Saisir la date, la référence et le montant.
  9. Affecter le mouvement au bon compte de tiers.
  10. Identifier s’il s’agit d’un règlement total, partiel ou groupé.
  11. Contrôler les propositions automatiques du logiciel.
  12. Analyser tout écart avant de l’affecter.
  13. Vérifier le solde restant dû.
  14. Préparer le rapprochement ou le lettrage approprié.
  15. Valider lorsque le mouvement est expliqué et cohérent.

51. Les erreurs à éviter

Erreur 1 — Confondre facture et règlement

Une charge ou un produit risque d’être enregistré deux fois.

Erreur 2 — Affecter le mouvement au mauvais tiers

Les soldes clients ou fournisseurs deviennent faux.

Erreur 3 — Considérer un paiement partiel comme total

Une somme restant due disparaît artificiellement du suivi.

Erreur 4 — Ignorer qu’un paiement couvre plusieurs factures

Certaines factures peuvent rester à tort considérées comme impayées.

Erreur 5 — Saisir deux fois un mouvement importé

La banque et le tiers sont mouvementés deux fois.

Erreur 6 — Accepter automatiquement une proposition bancaire

Le logiciel peut avoir identifié le mauvais client, le mauvais fournisseur ou la mauvaise facture.

Erreur 7 — Masquer un écart

Une différence doit être expliquée avant son affectation.

Erreur 8 — Traiter un acompte comme une facture déjà existante

Le paiement peut nécessiter un traitement comptable et fiscal spécifique.

52. Checklist avant validation

  • □ bon journal ;
  • □ bonne banque ou bonne caisse ;
  • □ bonne date ;
  • □ bon montant ;
  • □ bon sens : entrée ou sortie ;
  • □ bon client ou fournisseur ;
  • □ bonne référence ;
  • □ facture ou factures concernées identifiées ;
  • □ règlement total, partiel ou groupé correctement compris ;
  • □ absence de doublon ;
  • □ écart éventuel expliqué ;
  • □ compte de tiers correctement mouvementé ;
  • □ compte de trésorerie correct ;
  • □ débit = crédit ;
  • □ solde restant dû cohérent ;
  • □ conséquences de TVA vérifiées lorsqu’elles dépendent de l’encaissement.

53. Ce qu’il faut retenir

À retenir

  • La facture et son règlement sont deux opérations distinctes.
  • Une facture fournisseur crée généralement une dette en 401.
  • Son paiement débite le fournisseur et crédite la banque.
  • Une facture client crée généralement une créance en 411.
  • Son encaissement débite la banque et crédite le client.
  • Le règlement d’une facture déjà comptabilisée ne crée pas une nouvelle charge.
  • L’encaissement d’une facture déjà comptabilisée ne crée pas un nouveau produit.
  • Un règlement peut être total ou partiel.
  • Une facture peut être réglée par plusieurs paiements.
  • Un paiement peut couvrir plusieurs factures.
  • Le solde du tiers indique ce qui reste globalement dû.
  • Le rapprochement permet de comprendre quelles factures ont été réglées.
  • Un acompte n’est pas nécessairement le règlement d’une facture définitive déjà comptabilisée.
  • Les mouvements bancaires peuvent être importés automatiquement.
  • Les propositions automatiques doivent être contrôlées.
  • Un écart doit être expliqué avant d’être comptabilisé.
  • Le règlement peut avoir des conséquences sur le suivi de la TVA dans certaines situations.
  • Après chaque règlement, le solde du tiers doit rester cohérent.

Mini-test

1. Une entreprise paie une facture fournisseur de 1 200 €. Quel compte est normalement débité ?
Voir la réponse

Le compte fournisseur concerné, généralement rattaché au 401, car le paiement réduit la dette.

2. Quel compte est crédité lors d’un règlement fournisseur par banque ?
Voir la réponse

Le compte 512 — Banque, car l’argent sort du compte bancaire.

3. Un client règle une facture de 2 400 € par virement. Quel compte est débité ?
Voir la réponse

Le compte 512 — Banque, car l’argent entre sur le compte bancaire.

4. Le client paie 1 000 € sur une facture de 3 000 €. Combien reste-t-il dû ?
Voir la réponse

3 000 − 1 000 = 2 000 €.

5. Un virement de 2 000 € règle trois factures de 500 €, 800 € et 700 €. Est-ce possible ?
Voir la réponse

Oui. Un seul règlement peut couvrir plusieurs factures.

6. Lors du paiement d’une facture fournisseur déjà comptabilisée, faut-il débiter à nouveau le compte de charge ?
Voir la réponse

Non. La charge a déjà été constatée lors de la comptabilisation de la facture. Le paiement réduit la dette fournisseur.

7. Le logiciel reconnaît automatiquement un client à partir du libellé bancaire. Peut-on valider sans contrôle ?
Voir la réponse

Non. Il faut vérifier le tiers, le montant, la référence et les factures concernées.

8. Une créance de 1 000 € correspond à un mouvement bancaire de 990 €. Peut-on considérer automatiquement que le client doit encore 10 € ?
Voir la réponse

Non. Il faut d’abord identifier la cause de l’écart : paiement partiel, frais, retenue, erreur ou autre situation.

9. Quel est l’objectif du lettrage ?
Voir la réponse

Rapprocher les écritures qui se compensent dans un compte de tiers, par exemple une facture et son règlement.

10. Après le paiement intégral d’une facture, quel contrôle essentiel faut-il effectuer ?
Voir la réponse

Vérifier que le règlement a été affecté au bon tiers et à la bonne opération, et que le montant restant dû est cohérent, normalement nul si la facture est intégralement soldée.

Compétence acquise

Vous savez désormais enregistrer et contrôler les règlements fournisseurs et les encaissements clients dans un logiciel comptable.

Vous savez passer de la facture au règlement, comprendre le mouvement des comptes 401, 411, 512 et 53, gérer les paiements totaux, partiels ou groupés et contrôler le montant qui reste réellement dû.

Vous savez également qu’un mouvement bancaire ne doit jamais être affecté mécaniquement : il faut identifier son origine, le tiers concerné et l’opération qu’il vient régler.

La suite

Vous savez maintenant suivre le cycle complet d’une opération courante : facture → dette ou créance → règlement → solde.

La prochaine compétence du chapitre permettra de poursuivre progressivement la tenue de la comptabilité dans le logiciel.

Exercices du cours

Entraînez-vous avec 15 exercices progressifs. Ouvrez un exercice pour répondre, puis afficher sa correction.