Intelligence artificielle — Chapitre 07 — Cours 02/15

Comprendre le one-shot et le few-shot prompting

Vous souhaitez demander à une intelligence artificielle de classer des messages, de produire des fiches identiques ou de respecter une présentation particulière. Vous rédigez une consigne précise, mais les résultats ne correspondent pas toujours à ce que vous attendiez.

Dans ce cas, il peut être utile de ne pas seulement décrire le résultat attendu, mais aussi de montrer à quoi ressemble un résultat correct.

C’est le principe du one-shot prompting et du few-shot prompting.

Une situation très simple

Vous souhaitez transformer des notes rapides en phrases professionnelles.

Transforme les notes en phrases professionnelles. Exemple : Note : client absent / livraison reportée Réponse : Le client étant absent, la livraison a été reportée. Nouvelle note : facture reçue / montant incorrect Réponse :

Vous avez fourni une démonstration de ce que vous attendez. Le modèle peut s’appuyer sur cet exemple pour traiter la nouvelle note.

L’essentiel en une phrase

Le one-shot fournit une démonstration ; le few-shot en fournit quelques-unes pour guider la réalisation d’une nouvelle tâche.

Ce cours vous apprend à choisir, construire et utiliser ces démonstrations sans confondre quantité d’exemples et qualité du résultat.

1. Objectifs pédagogiques

À la fin de ce cours, vous serez capable de :

  • Définir le one-shot et le few-shot prompting.
  • Les distinguer du zero-shot prompting.
  • Reconnaître un véritable exemple de démonstration.
  • Construire un prompt contenant un exemple complet.
  • Créer un prompt contenant plusieurs exemples représentatifs.
  • Choisir des exemples cohérents et correctement étiquetés.
  • Comprendre l’influence du format des exemples sur la réponse.
  • Identifier les risques liés aux exemples mal choisis.
  • Tester l’intérêt réel d’ajouter des démonstrations.
  • Appliquer ces techniques à des situations professionnelles.

2. Rappel : qu’est-ce que le zero-shot prompting ?

Dans le cours précédent, vous avez découvert le zero-shot prompting.

Cette approche consiste à formuler une demande sans fournir d’exemple de tâche déjà réalisée.

Classe le message suivant dans une catégorie : – Facturation – Livraison – Assistance technique Message : « Je n’ai pas reçu ma facture. » Indique la catégorie et une justification courte.

Le modèle reçoit une instruction et une donnée à traiter, mais aucune démonstration de classement.

Le one-shot et le few-shot ajoutent un élément : un ou plusieurs cas déjà traités.

3. Qu’est-ce que le one-shot prompting ?

Le one-shot prompting est une technique consistant à fournir un exemple de démonstration avant de demander au modèle de réaliser une tâche comparable.

L’exemple montre généralement :

  • une entrée, c’est-à-dire une information à traiter ;
  • une sortie, c’est-à-dire le résultat attendu pour cette entrée.

Exemple : classer un message

Classe les messages clients dans l’une de ces catégories : Facturation, Livraison, Assistance technique. Exemple : Message : « Le montant de ma facture est incorrect. » Catégorie : Facturation Nouveau message : « Je n’arrive plus à accéder à mon espace client. » Catégorie :

La catégorie attendue est Assistance technique.

Le premier message et sa catégorie constituent une démonstration. Le second message est le nouveau cas à traiter.

Attention

Le modèle ne reçoit pas une nouvelle formation complète grâce à cet exemple. Il utilise l’exemple présent dans le contexte de la demande pour orienter sa réponse.

4. Qu’est-ce que le few-shot prompting ?

Le few-shot prompting consiste à fournir quelques exemples de démonstration avant de présenter un nouveau cas.

Les exemples montrent au modèle plusieurs applications de la règle recherchée.

Classe les messages clients. Catégories autorisées : Facturation, Livraison, Assistance technique. Exemple 1 : Message : « Ma facture comporte une erreur. » Catégorie : Facturation Exemple 2 : Message : « Mon colis n’est pas arrivé. » Catégorie : Livraison Exemple 3 : Message : « Le logiciel ne démarre plus. » Catégorie : Assistance technique Nouveau message : « Je souhaite savoir où se trouve ma commande. » Catégorie :

La catégorie attendue est Livraison.

Les trois démonstrations présentent les catégories et montrent comment les appliquer.

À retenir

Le few-shot ne signifie pas nécessairement « beaucoup d’exemples ». Il désigne un petit ensemble de démonstrations choisi pour guider le modèle.

5. Comparer les trois approches

Technique Démonstrations Utilisation Limite possible
Zero-shot Aucune Tâche claire et suffisamment connue du modèle. Format ou critères mal interprétés.
One-shot Une Montrer un format ou un traitement particulier. L’exemple peut être peu représentatif.
Few-shot Quelques-unes Illustrer plusieurs catégories ou variantes. Exemples incohérents ou trop nombreux.

Aucune de ces approches n’est automatiquement supérieure aux autres.

Le choix dépend de la tâche, du modèle et de la qualité des exemples.

6. Pourquoi fournir un exemple peut-il aider ?

Une instruction peut être comprise de plusieurs manières.

Par exemple, « reformule ce message de manière professionnelle » laisse plusieurs possibilités :

  • un message très formel ;
  • une phrase courte ;
  • un courriel complet ;
  • une formulation neutre et directe.

Un exemple permet de montrer concrètement le type de transformation souhaité.

Sans démonstration

Reformule cette note de manière professionnelle : « rdv annulé / client prévenu »

La présentation exacte reste ouverte.

Avec démonstration

Transforme chaque note en une phrase professionnelle. Exemple : Note : « dossier reçu / vérification en cours » Réponse : « Le dossier a été reçu et sa vérification est en cours. » Nouvelle note : « rdv annulé / client prévenu » Réponse :

Le style et la longueur attendus sont plus visibles.

La réponse pourrait être : « Le rendez-vous a été annulé et le client en a été informé. »

Il s’agit d’une proposition illustrative, pas du résultat d’un test réel du modèle.

7. Comprendre la notion d’apprentissage en contexte

On rencontre parfois l’expression anglaise in-context learning, que l’on peut traduire par « apprentissage en contexte ».

Elle désigne la capacité d’un modèle à adapter son comportement à partir des instructions et des exemples présents dans le contexte de l’échange.

Dans une utilisation classique du few-shot prompting, les paramètres du modèle ne sont pas modifiés.

1 — EXEMPLES FOURNIS

Le prompt contient plusieurs entrées et leurs sorties attendues.

↓
2 — NOUVEAU CAS

L’utilisateur présente une entrée qui n’a pas encore été traitée.

↓
3 — RÉPONSE GÉNÉRÉE

Le modèle utilise les instructions et les exemples pour produire une sortie.

↓
4 — VÉRIFICATION

L’utilisateur contrôle que la règle a été correctement appliquée.

Ne pas confondre avec le fine-tuning

Le fine-tuning est une méthode d’adaptation d’un modèle impliquant un entraînement supplémentaire.

Le few-shot prompting fournit des exemples dans la demande, sans réaliser cet entraînement supplémentaire.

8. Reconnaître une véritable démonstration

Tout élément présenté comme un « exemple » n’est pas nécessairement une démonstration de la tâche.

Élément Exemple Démonstration ?
Instruction « Traduis en anglais. » Non.
Donnée « Bonjour, comment allez-vous ? » Non.
Liste de catégories « Livraison, Facturation, Technique » Non, à elle seule.
Entrée et résultat « Bonjour → Hello » Oui, pour une tâche de traduction.
Document à résumer Un compte rendu brut. Non, s’il constitue uniquement le document à traiter.
Document et résumé validé Compte rendu A → Synthèse A. Oui, s’il sert de modèle pour résumer B.

La question essentielle est : le prompt montre-t-il un cas déjà réalisé pour guider un nouveau cas ?

9. Construire un prompt one-shot étape par étape

Une méthode simple comporte cinq étapes.

  1. Définir précisément la tâche.
  2. Choisir un exemple représentatif.
  3. Rédiger la réponse correcte pour cet exemple.
  4. Présenter le nouveau cas avec la même structure.
  5. Contrôler le résultat obtenu.

Application : reformuler des notes administratives

TÂCHE Transforme une note télégraphique en une phrase professionnelle. RÈGLES – Conserve le sens. – Utilise une phrase complète. – N’ajoute aucune information. DÉMONSTRATION Note : « paiement reçu / dossier clôturé » Réponse : « Le paiement a été reçu et le dossier a été clôturé. » NOUVEAU CAS Note : « devis transmis / attente retour client » Réponse :

Une réponse possible serait : « Le devis a été transmis et nous attendons le retour du client. »

L’exemple montre la transformation souhaitée. Les règles explicites évitent de dépendre uniquement de l’imitation.

10. Comment choisir un bon exemple one-shot ?

Un bon exemple doit être :

  • correct : il ne contient pas d’erreur à reproduire ;
  • représentatif : il ressemble suffisamment aux cas futurs ;
  • clair : l’entrée et la sortie sont faciles à identifier ;
  • cohérent : il respecte les règles demandées ;
  • sobre : il ne contient pas d’informations inutiles.
Un exemple isolé peut être trompeur

Si vous montrez uniquement une réponse très courte, le modèle peut reproduire cette brièveté même lorsque la tâche nécessiterait davantage de détails.

Le one-shot est donc particulièrement utile lorsque l’exemple choisi représente correctement le résultat recherché.

11. Construire un prompt few-shot étape par étape

Avec plusieurs exemples, il faut également veiller à leur cohérence et à leur diversité.

1 — DÉFINIR UNE RÈGLE COMMUNE

Préciser ce que tous les exemples doivent illustrer.

↓
2 — CHOISIR PLUSIEURS CAS

Sélectionner des situations représentatives des variantes possibles.

↓
3 — VÉRIFIER LES RÉPONSES

Contrôler chaque démonstration avant de l’intégrer.

↓
4 — HARMONISER LA PRÉSENTATION

Utiliser les mêmes étiquettes et le même format.

↓
5 — AJOUTER LE NOUVEAU CAS

Présenter l’information à traiter sans fournir sa réponse.

12. Pourquoi la cohérence des exemples est-elle importante ?

Les exemples doivent appliquer les mêmes règles.

Si deux cas comparables reçoivent des réponses contradictoires, le modèle peut avoir du mal à déterminer la logique attendue.

Exemples incohérents

Message : « Facture absente » Catégorie : Facturation Message : « Facture incorrecte » Catégorie : Livraison

Le second classement contredit la règle attendue.

Exemples cohérents

Message : « Facture absente » Catégorie : Facturation Message : « Facture incorrecte » Catégorie : Facturation

Les deux exemples appliquent la même logique.

Avant de transmettre un jeu d’exemples à une IA, il faut donc vérifier leur exactitude.

13. Pourquoi varier les exemples ?

Des exemples presque identiques montrent peu de situations différentes.

Pour une tâche de classification, il est généralement préférable de couvrir les principales catégories et certaines variantes représentatives.

Exemple : incidents informatiques

Classe les incidents en : – Matériel – Logiciel – Réseau Exemple 1 : Incident : « L’écran ne s’allume plus. » Catégorie : Matériel Exemple 2 : Incident : « Le traitement de texte se ferme au démarrage. » Catégorie : Logiciel Exemple 3 : Incident : « Aucun poste ne parvient à accéder au réseau local. » Catégorie : Réseau Nouveau cas : Incident : « Le clavier ne répond plus. » Catégorie :

La catégorie attendue est « Matériel », sous réserve qu’aucun autre élément ne révèle une cause logicielle.

Les exemples couvrent trois catégories distinctes et rendent la règle de classement plus visible.

14. Combien d’exemples faut-il fournir ?

Il n’existe pas de nombre universellement optimal.

Le nombre utile dépend notamment :

  • de la complexité de la tâche ;
  • du nombre de catégories ;
  • de la diversité des situations ;
  • du modèle utilisé ;
  • de la longueur des exemples ;
  • de la précision attendue.

Une démarche raisonnable consiste à commencer avec un exemple, puis à en ajouter seulement si les tests montrent un besoin.

Principe de sélection

Trois exemples corrects, complémentaires et représentatifs peuvent être plus utiles que dix exemples répétitifs ou contradictoires.

Il s’agit d’un principe pratique, pas d’une garantie de performance.

15. Utiliser des exemples positifs

Un exemple positif montre le résultat que l’on souhaite obtenir.

Transforme les notes en phrases professionnelles. Exemple : Note : « livraison prévue / jeudi » Réponse : « La livraison est prévue jeudi. » Nouvelle note : « intervention terminée / rapport envoyé » Réponse :

La démonstration montre une transformation correcte.

Les exemples positifs sont souvent faciles à interpréter parce qu’ils présentent directement le comportement attendu.

16. Utiliser des contre-exemples avec précaution

Un contre-exemple montre une réponse à éviter.

Il peut être utile pour illustrer une erreur, mais il doit être clairement identifié.

Objectif : reformuler sans inventer d’informations. Note : « client absent / rendez-vous reporté » Réponse incorrecte : « Le client étant malade, le rendez-vous a été reporté à lundi. » Pourquoi c’est incorrect : La maladie et la date de lundi ne figurent pas dans la note. Réponse correcte : « Le client était absent et le rendez-vous a été reporté. » Nouvelle note : « fournisseur contacté / attente confirmation » Réponse correcte :

La consigne distingue explicitement le résultat incorrect du résultat à reproduire.

Précaution

Un contre-exemple mal signalé peut être interprété comme un modèle de réponse.

Il faut toujours identifier clairement ce qui doit être imité et ce qui doit être évité.

17. Les exemples doivent-ils tous avoir le même format ?

Pour une tâche répétitive, une structure commune facilite généralement la compréhension.

EXEMPLE 1 Entrée : « colis perdu » Sortie : « Le colis a été perdu. » EXEMPLE 2 Entrée : « dossier incomplet » Sortie : « Le dossier est incomplet. » EXEMPLE 3 Entrée : « paiement en attente » Sortie : « Le paiement est en attente. » NOUVEAU CAS Entrée : « commande validée » Sortie :

Les étiquettes « Entrée » et « Sortie » restent identiques.

Le modèle peut ainsi repérer plus facilement le schéma de transformation.

18. Délimiter clairement les exemples

Lorsque les démonstrations sont longues, il devient important de séparer les différentes parties du prompt.

On peut utiliser :

  • des titres ;
  • des numéros ;
  • des séparateurs ;
  • des étiquettes « Entrée » et « Sortie » ;
  • des balises textuelles.
INSTRUCTIONS Classe les demandes dans les catégories définies. — EXEMPLE 1 — Entrée : … Sortie : … — EXEMPLE 2 — Entrée : … Sortie : … — NOUVEAU CAS — Entrée : … Sortie :

La séparation visuelle réduit les risques de confusion entre démonstrations et nouvelle demande.

19. Un exemple ne remplace pas des règles claires

Il est tentant de fournir plusieurs démonstrations sans expliquer la tâche.

Mais le modèle peut alors imiter des éléments secondaires plutôt que la règle importante.

Exemples seuls

Chat → Animal Chien → Animal Rose → Végétal Voiture → ?

Le modèle doit déduire seul la règle et les catégories autorisées.

Règle et exemples

Classe chaque mot selon sa nature : Animal, Végétal ou Objet. Chat → Animal Chien → Animal Rose → Végétal Voiture →

La tâche et les catégories sont explicites.

Le résultat attendu est « Objet ».

Les démonstrations complètent les instructions plutôt qu’elles ne les remplacent systématiquement.

20. Premier cas professionnel : classifier des courriels

Une entreprise reçoit des demandes de différentes natures.

Elle souhaite attribuer une catégorie à chaque message.

Classe les courriels selon les catégories suivantes : Facturation, Livraison, Assistance technique. Utilise une seule catégorie lorsque le message est clair. Si plusieurs catégories sont possibles, indique « ambigu ». EXEMPLES Message : « Le total de ma facture est incorrect. » Catégorie : Facturation Message : « Mon colis n’est toujours pas arrivé. » Catégorie : Livraison Message : « Je ne peux plus me connecter à mon compte. » Catégorie : Assistance technique NOUVEAU MESSAGE « J’ai reçu un colis qui ne correspond pas à ma commande. » Catégorie :

La catégorie attendue est « Livraison » si l’entreprise range les erreurs de préparation dans cette catégorie.

Cette convention doit toutefois être confirmée si les règles internes prévoient une catégorie différente.

21. Deuxième cas professionnel : harmoniser des comptes rendus

Une équipe rédige des comptes rendus selon des styles différents.

Elle souhaite obtenir une présentation homogène.

Transforme les notes de réunion en comptes rendus courts. Respecte cette structure : – Décision – Responsable – Échéance EXEMPLE Notes : « Achat imprimante validé / responsable : Nadia / avant 15 juin » Résultat : Décision : Achat d’une imprimante validé. Responsable : Nadia. Échéance : Avant le 15 juin. NOUVEAU CAS Notes : « Formation sécurité approuvée / responsable : Karim / septembre » Résultat :

Résultat illustratif attendu

Décision : Formation à la sécurité approuvée. Responsable : Karim. Échéance : Septembre.

La démonstration aide à conserver la structure et le niveau de détail.

22. Troisième cas professionnel : préparer des fiches produits

Une entreprise souhaite présenter ses produits selon une structure commune.

Un exemple validé peut servir de référence.

Rédige une fiche produit à partir des données fournies. N’ajoute aucune caractéristique absente. EXEMPLE Données : Produit : Clavier filaire Connexion : USB Couleur : Noir Fiche : Nom : Clavier filaire Connexion : USB Couleur : Noir NOUVEAU PRODUIT Données : Produit : Souris sans fil Connexion : Bluetooth Couleur : Gris Fiche :

Ce one-shot peut suffire à reproduire une structure très simple.

Pour des fiches plus élaborées, plusieurs exemples peuvent aider à illustrer des produits différents.

23. Quatrième cas professionnel : tickets de support informatique

Un service informatique souhaite classer des tickets selon leur nature.

Classe chaque ticket en : Matériel, Logiciel ou Réseau. EXEMPLES Ticket : « Le disque dur n’est plus détecté. » Catégorie : Matériel Ticket : « L’application se ferme au démarrage. » Catégorie : Logiciel Ticket : « Le poste n’accède plus au réseau. » Catégorie : Réseau NOUVEAU TICKET « Le moniteur reste noir malgré le démarrage du poste. » Catégorie :

La catégorie attendue est « Matériel » pour un classement initial, mais un diagnostic technique reste nécessaire pour déterminer la cause réelle.

Classification et diagnostic sont différents

Un exemple peut guider une catégorie de traitement sans prouver la cause d’un incident.

Il ne faut pas transformer un classement provisoire en diagnostic certain.

24. Cinquième cas professionnel : extraction de données

Une entreprise souhaite extraire des informations présentes dans des messages de réservation.

Extrais la date, le nombre de personnes et le nom indiqué. Utilise exactement ce format : Date | Personnes | Nom EXEMPLE 1 Message : « Réservation pour 3 personnes le 12 avril, au nom de Martin. » Résultat : 12 avril | 3 | Martin EXEMPLE 2 Message : « Nous serons 2 le 18 mai. Réservation au nom de Bernard. » Résultat : 18 mai | 2 | Bernard NOUVEAU MESSAGE « Bonjour, je souhaite réserver pour 4 personnes le 9 juin, au nom de Petit. » Résultat :

Le résultat attendu est :

9 juin | 4 | Petit

Les démonstrations montrent comment extraire et ordonner les informations.

25. Les risques liés à un exemple incorrect

Un exemple faux peut orienter le modèle vers une mauvaise réponse.

Exemple de classement erroné
Message : « Le montant de ma facture est incorrect. » Catégorie : Livraison

Le classement est incohérent avec les catégories habituelles utilisées dans ce cours.

Si le modèle imite cette démonstration, il peut produire d’autres erreurs de classement.

Il faut donc vérifier chaque exemple avant de l’utiliser.

26. Les risques liés aux exemples trop similaires

Des démonstrations très proches peuvent donner une vision trop étroite de la tâche.

Exemple 1 : « Facture manquante » → Facturation Exemple 2 : « Facture absente » → Facturation Exemple 3 : « Je n’ai pas ma facture » → Facturation

Ces exemples illustrent trois formulations du même problème.

Ils peuvent être utiles pour reconnaître des variantes de langage, mais ne montrent rien des autres catégories.

Pour une classification comprenant plusieurs catégories, il faut généralement prévoir une couverture plus équilibrée.

27. Les risques liés aux exemples trop différents

À l’inverse, des exemples sans logique commune peuvent brouiller la tâche.

Exemple 1 : Entrée : « Bonjour » Sortie : « Hello » Exemple 2 : Entrée : « 12 + 5 » Sortie : « 17 » Exemple 3 : Entrée : « Chat » Sortie : « Animal »

Les exemples concernent trois tâches différentes : traduction, calcul et classification.

Sans instruction expliquant pourquoi ces transformations sont réunies, le modèle ne dispose pas d’une règle unique à appliquer.

Bonne pratique

Un ensemble few-shot doit présenter plusieurs variantes d’une même tâche, sauf si l’objectif explicite est de faire choisir entre plusieurs types de traitement.

28. Les exemples peuvent-ils introduire des biais ?

Oui.

Les démonstrations peuvent influencer les catégories, le ton ou les choix effectués par le modèle.

Par exemple, si toutes les réclamations contenant un ton mécontent sont classées comme urgentes, le modèle risque de reproduire cette association, même lorsque l’urgence réelle dépend d’autres critères.

Il faut donc distinguer :

  • les éléments réellement déterminants ;
  • les détails présents par hasard dans les exemples ;
  • les critères métier définis par l’organisation.

Les exemples doivent refléter les règles de traitement souhaitées, et non des associations arbitraires.

29. Comment traiter les cas ambigus ?

Une démonstration ne suffit pas toujours à résoudre toutes les situations.

Un message peut concerner plusieurs catégories.

Message : « J’ai reçu un produit défectueux et ma facture est incorrecte. »

Ce message concerne potentiellement un problème de produit et un problème de facturation.

Il est possible de définir une règle :

Si le message contient plusieurs demandes distinctes, indique « Plusieurs sujets ». Ne force pas une catégorie unique lorsque les informations ne le justifient pas.

Cette règle peut ensuite être illustrée par un exemple si nécessaire.

30. Faut-il inclure des exemples de cas limites ?

Un cas limite est une situation située à la frontière entre deux catégories ou deux interprétations possibles.

Ces cas peuvent être particulièrement utiles pour tester une méthode.

Exemple

« Le logiciel ne fonctionne plus depuis la coupure du réseau. »

Le problème pourrait être classé comme logiciel ou réseau selon les informations disponibles.

Si l’entreprise dispose de règles de tri précises, elle peut intégrer une démonstration illustrant la manière de traiter ce type de cas.

Il faut toutefois éviter d’inventer une certitude technique à partir d’un message insuffisant.

31. Comment vérifier l’efficacité des exemples ?

La présence d’exemples ne prouve pas que la réponse sera meilleure.

Il faut comparer les résultats sur des cas de test.

Critère Question
Exactitude La réponse est-elle correcte ?
Respect du format Les rubriques demandées sont-elles présentes ?
Cohérence Des cas similaires sont-ils traités selon la même règle ?
Gestion des ambiguïtés Le modèle reconnaît-il les cas incertains ?
Robustesse La méthode fonctionne-t-elle sur des formulations nouvelles ?
Coût de préparation Les exemples supplémentaires apportent-ils une amélioration utile ?

Pour une évaluation sérieuse, les cas de test doivent être distincts des démonstrations utilisées dans le prompt.

32. Tester zero-shot, one-shot et few-shot sur une même tâche

Imaginons que vous disposiez de 20 messages clients correctement classés par une personne compétente.

Vous pouvez préparer trois variantes :

  1. Une consigne zero-shot avec les catégories et les règles.
  2. La même consigne accompagnée d’une démonstration.
  3. La même consigne accompagnée de plusieurs démonstrations.

Vous testez ensuite chaque variante sur les mêmes messages, sans inclure les messages de test parmi les exemples.

Illustration fictive de résultats

Variante Messages corrects sur 20 Taux
Zero-shot 15 75 %
One-shot 17 85 %
Few-shot 18 90 %

Ces chiffres sont purement illustratifs. Ils ne proviennent pas d’un test réalisé et ne représentent pas des performances générales des techniques.

Dans cet exemple fictif, les démonstrations améliorent le résultat.

Dans une autre situation, les performances pourraient être identiques ou moins bonnes.

33. Attention aux résultats trop dépendants des exemples

Un modèle peut reproduire des caractéristiques présentes dans les démonstrations sans comprendre correctement la règle recherchée.

Par exemple, si tous les messages classés « Facturation » contiennent le mot « facture », il pourrait moins bien traiter une demande concernant un prélèvement incorrect sans utiliser ce mot.

Pour limiter ce risque :

  • variez les formulations ;
  • testez des messages nouveaux ;
  • définissez les catégories par des critères explicites ;
  • contrôlez les erreurs de classement.

Le but n’est pas de faire mémoriser quelques formulations, mais d’obtenir une application fiable de la règle.

34. Peut-on mélanger instructions et exemples ?

Oui. C’est même une structure souvent utile.

OBJECTIF Transformer des notes en phrases professionnelles. RÈGLES – Conserver les faits. – Ne rien inventer. – Employer une phrase complète. – Ne pas ajouter de formule de politesse. EXEMPLES Note : « appel effectué / client absent » Réponse : « L’appel a été effectué, mais le client était absent. » Note : « dossier reçu / vérification en cours » Réponse : « Le dossier a été reçu et sa vérification est en cours. » NOUVELLE NOTE « devis validé / intervention à planifier » RÉPONSE :

Cette structure combine des règles explicites et deux démonstrations.

Elle correspond à une approche few-shot.

35. Modèle de prompt one-shot réutilisable

TÂCHE [Décrire la tâche.] CONTEXTE [Préciser les informations utiles.] RÈGLES [Indiquer les contraintes.] EXEMPLE DE DÉMONSTRATION Entrée : [Exemple représentatif] Sortie attendue : [Réponse correcte] NOUVEAU CAS Entrée : [Informations à traiter] Sortie attendue :

Ce modèle convient lorsque vous disposez d’une démonstration fiable et suffisamment représentative.

36. Modèle de prompt few-shot réutilisable

OBJECTIF [Décrire la tâche.] CRITÈRES [Définir les règles de traitement.] FORMAT DE SORTIE [Indiquer la présentation.] EXEMPLE 1 Entrée : [Cas 1] Sortie : [Résultat correct 1] EXEMPLE 2 Entrée : [Cas 2] Sortie : [Résultat correct 2] EXEMPLE 3 Entrée : [Cas 3] Sortie : [Résultat correct 3] NOUVEAU CAS Entrée : [Informations à traiter] Sortie : CONTRÔLE – Respecter les critères. – Ne pas inventer d’informations. – Signaler les cas ambigus.

Les démonstrations doivent être adaptées à la tâche et vérifiées avant utilisation.

37. Quand faut-il éviter d’ajouter des exemples ?

Les démonstrations ne sont pas toujours nécessaires.

Elles peuvent être peu utiles lorsque :

  • la tâche est simple et déjà correctement réalisée ;
  • les exemples disponibles sont incertains ;
  • la consigne suffit à définir précisément le résultat ;
  • les exemples ajoutent de la confusion ;
  • leur préparation coûte davantage que le bénéfice obtenu.
Une méthode efficace

Commencez par une consigne claire. Ajoutez une démonstration lorsqu’elle répond à une difficulté identifiée. Testez ensuite si plusieurs exemples apportent une amélioration réelle.

38. Exercice 1 — Identifier les techniques

Application

Observez les trois prompts.

A. Traduis en anglais : « Le dossier est complet. » B. Exemple : Français : Merci. Anglais : Thank you. Traduis : Français : Bonjour. Anglais : C. Exemple 1 : Français : Merci. Anglais : Thank you. Exemple 2 : Français : À demain. Anglais : See you tomorrow. Traduis : Français : Bonne soirée. Anglais :

Travail demandé :

  1. Identifiez la technique utilisée dans chaque prompt.
  2. Indiquez le nombre de démonstrations.
  3. Expliquez pourquoi la phrase à traduire n’est pas une démonstration.
Afficher la correction détaillée

Prompt A

Zero-shot : aucune démonstration.

Prompt B

One-shot : une traduction déjà réalisée.

Prompt C

Few-shot : deux traductions déjà réalisées.

Justification

La nouvelle phrase à traduire constitue une donnée à traiter. Une démonstration comporte une entrée et sa traduction correcte, présentées pour guider le traitement du nouveau cas.

39. Exercice 2 — Construire un prompt one-shot

Application

Une entreprise souhaite transformer des notes rapides en phrases professionnelles.

Exemple validé :

Note : « commande reçue / préparation en cours » Réponse : « La commande a été reçue et sa préparation est en cours. »

Nouvelle note :

« facture envoyée / attente paiement »

Travail demandé :

  1. Construisez un prompt one-shot.
  2. Définissez une règle interdisant les informations inventées.
  3. Rédigez la réponse attendue.
Afficher la correction détaillée

Prompt proposé

Transforme les notes en phrases professionnelles. Règles : – Conserve le sens. – Utilise une phrase complète. – N’ajoute aucune information. Exemple : Note : « commande reçue / préparation en cours » Réponse : « La commande a été reçue et sa préparation est en cours. » Nouvelle note : « facture envoyée / attente paiement » Réponse :

Réponse attendue

« La facture a été envoyée et le paiement est en attente. »

Justification

Le prompt comporte une démonstration complète et un nouveau cas. Il s’agit d’un one-shot.

40. Exercice 3 — Corriger un few-shot incohérent

Entraînement

Une entreprise utilise trois catégories : Facturation, Livraison et Assistance technique.

Exemple 1 : « Ma facture est incorrecte. » → Facturation Exemple 2 : « Mon colis n’est pas arrivé. » → Livraison Exemple 3 : « Je n’arrive pas à me connecter. » → Facturation

Travail demandé :

  1. Identifiez l’exemple incorrect.
  2. Corrigez-le.
  3. Expliquez le risque lié à cette erreur.
  4. Proposez une règle de vérification des démonstrations.
Afficher la correction détaillée

1. Exemple incorrect

L’exemple 3 est mal classé.

Un problème de connexion relève normalement de l’assistance technique dans cette classification.

2. Correction

Exemple 3 : « Je n’arrive pas à me connecter. » → Assistance technique

3. Risque

Le modèle peut reproduire une mauvaise association entre problème de connexion et facturation.

4. Contrôle

Chaque démonstration doit être comparée aux définitions des catégories et validée avant utilisation.

41. Exercice 4 — Sélectionner des exemples représentatifs

Entraînement

Vous souhaitez classer les incidents informatiques en trois catégories :

  • Matériel ;
  • Logiciel ;
  • Réseau.

Vous disposez de cinq exemples possibles :

  1. Écran qui ne s’allume plus.
  2. Clavier défectueux.
  3. Application qui se ferme au démarrage.
  4. Impossible d’accéder au réseau local.
  5. Souris qui ne répond plus.

Travail demandé :

  1. Choisissez trois exemples pour un prompt few-shot.
  2. Justifiez votre sélection.
  3. Rédigez le prompt.
  4. Expliquez une limite possible de ce classement.
Afficher la correction détaillée

1. Sélection

Une sélection pertinente est :

  • Écran qui ne s’allume plus → Matériel.
  • Application qui se ferme au démarrage → Logiciel.
  • Impossible d’accéder au réseau local → Réseau.

2. Justification

Chaque catégorie est représentée au moins une fois.

Choisir trois exemples matériels aurait laissé les catégories Logiciel et Réseau sans démonstration.

3. Prompt proposé

Classe chaque incident selon sa nature apparente : Matériel, Logiciel ou Réseau. Exemples : « L’écran ne s’allume plus. » → Matériel « L’application se ferme au démarrage. » → Logiciel « Impossible d’accéder au réseau local. » → Réseau Nouveau ticket : « Le traitement de texte affiche une erreur au lancement. » Catégorie :

La catégorie attendue est « Logiciel ».

4. Limite

Le classement initial ne prouve pas la cause technique réelle. Un diagnostic peut révéler un problème différent.

42. Exercice 5 — Cas professionnel complet

Synthèse

Situation

Une entreprise souhaite transformer des messages de clients en fiches de traitement.

Chaque fiche doit comporter :

  • une catégorie ;
  • un résumé factuel ;
  • une information à vérifier.

Catégories autorisées : Facturation, Livraison, Assistance technique.

Messages disponibles :

Message A : « Ma facture comporte un montant différent du devis. » Message B : « Le colis devait arriver hier, mais je n’ai rien reçu. » Message C : « L’application ne s’ouvre plus depuis ce matin. » Nouveau message : « J’ai reçu ma commande, mais il manque deux articles. »

Travail demandé :

  1. Construisez trois démonstrations cohérentes.
  2. Rédigez un prompt few-shot complet.
  3. Définissez le format des fiches.
  4. Traitez le nouveau message.
  5. Indiquez deux contrôles à effectuer avant utilisation.
Afficher la correction détaillée

1. Démonstrations

EXEMPLE 1 Message : « Ma facture comporte un montant différent du devis. » Catégorie : Facturation Résumé : Le client signale un écart entre la facture et le devis. À vérifier : Montants du devis et de la facture. EXEMPLE 2 Message : « Le colis devait arriver hier, mais je n’ai rien reçu. » Catégorie : Livraison Résumé : Le client indique ne pas avoir reçu son colis à la date annoncée. À vérifier : Statut et suivi de livraison. EXEMPLE 3 Message : « L’application ne s’ouvre plus depuis ce matin. » Catégorie : Assistance technique Résumé : Le client signale une impossibilité d’ouvrir l’application. À vérifier : Message d’erreur et environnement utilisé.

2. Prompt few-shot complet

OBJECTIF Transforme chaque message client en fiche de traitement. CATÉGORIES Facturation, Livraison, Assistance technique. RÈGLES – Utilise une seule catégorie si le sujet est clair. – Résume uniquement les faits mentionnés. – Indique une information utile à vérifier. – N’invente aucune cause. – Si plusieurs catégories sont possibles, signale l’ambiguïté. FORMAT Catégorie : Résumé : À vérifier : DÉMONSTRATIONS Exemple 1 : Message : « Ma facture comporte un montant différent du devis. » Catégorie : Facturation Résumé : Le client signale un écart entre la facture et le devis. À vérifier : Montants du devis et de la facture. Exemple 2 : Message : « Le colis devait arriver hier, mais je n’ai rien reçu. » Catégorie : Livraison Résumé : Le client indique ne pas avoir reçu son colis à la date annoncée. À vérifier : Statut et suivi de livraison. Exemple 3 : Message : « L’application ne s’ouvre plus depuis ce matin. » Catégorie : Assistance technique Résumé : Le client signale une impossibilité d’ouvrir l’application. À vérifier : Message d’erreur et environnement utilisé. NOUVEAU MESSAGE « J’ai reçu ma commande, mais il manque deux articles. » FICHE :

3. Résultat attendu

Catégorie : Livraison Résumé : Le client indique avoir reçu sa commande avec deux articles manquants. À vérifier : Contenu de la commande, préparation et articles effectivement expédiés.

4. Premier contrôle

Vérifier que le résumé reprend uniquement les informations présentes dans le message.

5. Deuxième contrôle

Vérifier que la catégorie correspond aux règles de classement de l’entreprise.

6. Conclusion

Le few-shot permet ici de montrer le format de fiche attendu et de représenter les trois catégories.

La qualité des démonstrations reste essentielle : des exemples incorrects ou ambigus pourraient orienter le modèle vers de mauvais résultats.

43. Questions fréquentes — 20 questions

1. Que signifie one-shot prompting ?

Il s’agit d’une technique consistant à fournir une démonstration avant un nouveau cas à traiter.

2. Que signifie few-shot prompting ?

Il s’agit d’une technique consistant à fournir quelques démonstrations pour guider une tâche.

3. Quelle différence avec le zero-shot ?

Le zero-shot ne fournit aucune démonstration dans le prompt.

4. Un document à analyser constitue-t-il un exemple few-shot ?

Non, pas s’il est uniquement la donnée à traiter.

5. Faut-il toujours utiliser plusieurs exemples ?

Non. Une instruction claire ou une seule démonstration peut suffire.

6. Le few-shot garantit-il une réponse correcte ?

Non. Les réponses doivent être contrôlées.

7. Peut-on utiliser des exemples de traduction ?

Oui. Une phrase et sa traduction peuvent servir de démonstration.

8. Peut-on utiliser des exemples de classification ?

Oui. Un message accompagné de sa catégorie constitue une démonstration.

9. Pourquoi les exemples doivent-ils être cohérents ?

Pour éviter de présenter au modèle des règles contradictoires.

10. Pourquoi varier les exemples ?

Pour représenter plusieurs situations pertinentes et éviter une couverture trop étroite.

11. Un exemple incorrect peut-il dégrader le résultat ?

Oui. Le modèle peut reproduire une erreur présente dans les démonstrations.

12. Peut-on utiliser des contre-exemples ?

Oui, à condition de les identifier clairement comme des réponses incorrectes.

13. Les exemples remplacent-ils les instructions ?

Pas nécessairement. Des règles explicites restent souvent utiles.

14. Combien d’exemples faut-il fournir ?

Le nombre dépend de la tâche. Il faut tester différentes quantités et privilégier les exemples utiles.

15. Le few-shot modifie-t-il les paramètres du modèle ?

Non, pas dans son usage classique. Les exemples sont fournis dans le contexte de la demande.

16. Quelle différence avec le fine-tuning ?

Le fine-tuning implique un entraînement supplémentaire, contrairement à la simple fourniture d’exemples dans un prompt.

17. Peut-on utiliser le few-shot pour des courriels professionnels ?

Oui, notamment pour montrer un style et une structure validés.

18. Comment évaluer un prompt few-shot ?

En le testant sur des cas nouveaux et en vérifiant l’exactitude, le format et la cohérence des réponses.

19. Pourquoi tester sur des cas différents des exemples ?

Pour vérifier que la méthode fonctionne sur de nouvelles situations, et pas seulement sur les démonstrations fournies.

20. Quand préférer le one-shot au few-shot ?

Lorsqu’une seule démonstration représentative suffit à clarifier le résultat attendu.

44. Glossaire

Terme Définition
Prompt Consigne ou ensemble d’informations transmis à un modèle d’IA.
Zero-shot Approche sans démonstration fournie dans le prompt.
One-shot Approche utilisant une démonstration.
Few-shot Approche utilisant quelques démonstrations.
Démonstration Exemple montrant une entrée et son résultat attendu.
Entrée Information soumise au traitement.
Sortie Résultat produit ou attendu.
In-context learning Adaptation du comportement du modèle à partir des informations présentes dans le contexte.
Fine-tuning Adaptation d’un modèle par entraînement supplémentaire.
Classification Attribution d’une catégorie à un élément.
Cas limite Situation difficile à classer selon les règles habituelles.
Contre-exemple Exemple montrant une réponse ou un comportement à éviter.
Biais Tendance systématique susceptible d’influencer les résultats.
Jeu de test Ensemble de cas utilisés pour évaluer une méthode.
Robustesse Capacité à conserver de bonnes performances sur des situations variées.

45. Les dix idées essentielles à retenir

  1. Le one-shot fournit une démonstration.
  2. Le few-shot fournit quelques démonstrations.
  3. Une démonstration montre une tâche déjà réalisée.
  4. Une donnée à traiter n’est pas nécessairement une démonstration.
  5. Les exemples peuvent clarifier un format ou une règle.
  6. Les démonstrations doivent être correctes et cohérentes.
  7. Des exemples variés peuvent mieux représenter une tâche.
  8. Un exemple erroné peut influencer négativement les réponses.
  9. Le few-shot n’est pas automatiquement meilleur que le zero-shot.
  10. Les performances doivent être vérifiées sur de nouveaux cas.
À retenir

Le one-shot et le few-shot prompting permettent de guider une IA en lui montrant des réalisations attendues.

La réussite dépend moins du nombre brut d’exemples que de leur pertinence, de leur exactitude et de leur cohérence avec les instructions.

46. Ressources complémentaires

Les recommandations peuvent évoluer selon les modèles et leurs versions. Les exemples du cours sont pédagogiques et ne constituent pas des résultats de tests comparatifs réels.

47. Passer à la pratique

Pour maîtriser ces techniques, entraînez-vous à :

  • transformer une consigne zero-shot en one-shot ;
  • construire plusieurs démonstrations cohérentes ;
  • corriger des exemples incorrects ;
  • choisir des cas représentatifs ;
  • comparer les résultats avec et sans exemples.
Accéder aux exercices du chapitre →

48. Préparer le cours suivant

Vous savez désormais distinguer le zero-shot, le one-shot et le few-shot prompting.

Le cours suivant approfondira un aspect essentiel : la construction d’exemples structurés.

Vous apprendrez notamment à :

  • définir une structure d’entrée et de sortie ;
  • harmoniser plusieurs démonstrations ;
  • éviter les informations inutiles ;
  • préparer des exemples exploitables dans des prompts réutilisables.
Progression du chapitre 07

2 cours sur 15 — Vous connaissez maintenant les trois grandes approches de prompting selon le nombre de démonstrations fournies.

Exercices du cours

Entraînez-vous avec 15 exercices progressifs. Ouvrez un exercice pour répondre, puis afficher sa correction.