Chiffre d’affaires en hausse, richesse créée en recul — Fournitures de bureau
Situation professionnelle. Une entreprise annonce +10 % de chiffre d’affaires. Vous devez vérifier si cette croissance améliore réellement la performance.
Document de travail — montants HT, sauf indication contraire.
| Donnée | Montant / indication |
|---|---|
| CA N−1 | 600 000 € |
| CA N | 660 000 € |
| VA N−1 | 240 000 € |
| VA N | 218 000 € |
| EBE N−1 | 82 000 € |
| EBE N | 56 000 € |
Travail demandé
- Calculez les variations du CA, de la VA et de l’EBE.
- Calculez les taux de VA et d’EBE sur les deux exercices.
- Identifiez le premier niveau où la performance se dégrade.
- Proposez trois vérifications comptables ou opérationnelles ciblées.
Présentez les calculs, précisez les unités et justifiez votre conclusion à partir du dossier.
Voir la correction
Résultats attendusIndicateur / constatRésultatCA+60 000 € (+10 %)VA−22 000 € (-9,17 %)EBE−26 000 € (-31,71 %)Taux VA N−1 / N40,00 % / 33,03 %Taux EBE N−1 / N13,67 % / 8,48 %Conclusion : La dégradation apparaît avant l’EBE, dès la création de valeur : une hausse des ventes ne garantit pas une meilleure performance.
Correction détaillée — raisonnement et contrôles
- CA : 660 000 € − 600 000 € = +60 000 €, soit +10 %.
- VA : 218 000 € − 240 000 € = −22 000 €, soit -9,17 %.
- EBE : 56 000 € − 82 000 € = −26 000 €, soit -31,71 %.
- Taux de VA : N−1 = 240 000 € ÷ 600 000 € = 40,00 % ; N = 218 000 € ÷ 660 000 € = 33,03 %.
- Taux d’EBE : N−1 = 13,67 % ; N = 8,48 %.
- La baisse de VA malgré la hausse de CA impose de vérifier les prix et remises, le coût des marchandises vendues et les services extérieurs. L’EBE recule encore davantage : vérifier ensuite personnel, impôts et subventions.
Contrôle de cohérence. La VA baisse de 22 000 € alors que l’EBE baisse de 26 000 € : les éléments entre VA et EBE se dégradent globalement de 4 000 €.
Interprétation professionnelle. La dégradation apparaît avant l’EBE, dès la création de valeur : une hausse des ventes ne garantit pas une meilleure performance.
À ne pas confondre : la valeur ajoutée mesure la richesse créée ; l’EBE est calculé après charges de personnel, impôts et taxes concernés, et subventions d’exploitation. Aucun de ces soldes ne représente directement la trésorerie.
